Tracing la bourrée in Louisiana

Tracing la bourrée in Louisiana

By Felicia McCarren, Tulane University

The French traditional dance, la bourrée—still danced in France, with traditional music—is missing from the repertoire of Louisiana dance forms. Literally meaning “stuffed” (with related connotations, in France for example it is the slang word for “drunk”), the popular dance, often danced in couples, is not to be confused with the “pas de bourrée” of the so-called danse savante (baroque dance) or ballet. The French dancing masters teaching the different steps in the South—for example Jean-Jacques Audubon, the famed naturalist, giving dancing lessons to earn his living—may well have taught the bourrée, but in the suite of dances usually proposed today, it seems to have been swallowed up by two-steps and waltzes. The word now names a card game, and a restaurant, but not a dance.

 

Dance researcher Joelle Vellet, from the University of Nice, who studies the development and transmission of the bourrée in France, found it in the archive at the Center for Louisiana Studies at ULL. The group Renaissance Acadienne, in a video recording dating from 2000, performs a bourrée.   What were the stakes and the fate of this dance, that has been re-valorized in France with traditional musical culture? Did the bourrée come to Louisiana with people from Poitou-Charente? Was it taught by dance masters like Audubon? How did it evolve, and disappear, or mutate, on the dance floor, in the dance hall or at the fais do-do?

Several archivists note a lack of research on the very important dances and dancing in Louisiana history. We propose this terrain to students and colleagues interested in the French history of Louisiana and the dance culture so crucial to it. In the call of today’s Cajun and Creole musicians, to “allons, danser!” and “laissez les bon temps rouler” we hear an echo of what it means to dance the bourrée.

 

Sur les traces de la bourrée, en pays Cajun

By Joelle Vellet, Université Côte d’Azur, CTEL

L’idée, le désir d’aller “sur les traces de la bourrée” en Louisiane était un projet bien utopique. Mais Felicia m’avait convaincue de ce possible et je voulais y croire…

Dès mon arrivée à la Nouvelle Orléans je tente de découvrir ce qui se danse aujourd’hui, voir ce que la danse recèle peut-être de traces d’un passé lointain où des français du Grand Massif Central ont traversé les océans jusqu’en Acadie au Canada ou jusqu’en Louisiane. Ils sont rares d’après les chiffres et provenances connues, mais certains venaient du Limousin ou du sud du Sud du massif central (Aveyron) cependant. J’ai rencontré à Lafayette un louisianais « cajun » qui parlait très bien le français – de ces nombreuses personnes avec qui j’ai pu échanger quelques paroles, quelques discussions parfois, au détour d’une danse ou du bar – dont l’arrière grand-père venait de Clermont-Ferrand, ancêtres auvergnats dont il était fier. C’est au célèbre dance hall Rock and Bowl que je découvre donc le two steps et le zydeco. Et se danse aussi la valse, une valse qui marche beaucoup et tourne peu. Bien loin de la bourrée il faut le reconnaître. Mais révélateurs de la permanence du lien avec le français. Tous les groupes cajun ou zydeco que j’ai entendu chantent ou parlent à un moment ou à un autre en français.

 

Je discute, j’interroge sur ces danses. Je parcours des livres en français sur l’histoire du pays Cajun, sur l’héritage et les spécificités de la Louisiane, sur les pratiques culturelles. La cuisine, la musique, les chansons sont développées, mais les pages sur la danse sont très peu présentes, voire absentes même de certains de ces livres. La musique est nommée, la musique est expliquée, les lieux où la musique est jouée – les dance halls – sont aussi identifiés mais la danse ? Les recherches portent aussi beaucoup sur les chansons. La danse semble bien absente des recherches. Et cela m’est confirmé par les différents chercheurs et archivistes que je rencontre à l’Université. Pourquoi une telle absence ?

Je pars de rencontre en rencontre, entre La Nouvelle Orléans et Lafayette, à la recherche de traces de la bourrée.

 

Rencontres avec:

At Tulane University, New Orleans :

Emily Clark, Clement Chambers Benenson Professor in American Colonial History

Barbara Hayley, Professor, Department of Dance

Laura Blereau, Curator, Newcomb Art Museum

 

Louisiana State Museum, New Orleans:

Karen Trahan Leathem, Curator

 

At the Center for Louisana Studies, University of Louisiana, Lafayette:

Jennifer Ritter Guidry, Assistant Director, Programming and Special Projects

John Sharp, Assistant Director for Research

Chris Segura, Archivist

 

In Lafayette:

May Wagonner, Professor ULL, member of La Compagnie Louisianaise and founding member, Renaissance Cadienne.

Ethan Jordan, Alliance française de Lafayette

Matt Mick, chargé de communication, CODOFIL

Harold Bernard, Dance instructor, Glide Studios of Lafayette

 

Dancers and musicians at the venues:

Rock and Bowl, New Orleans

Jazz and Heritage Festival, New Orleans

Festival International, Lafayette

Blue Moon Saloon, Lafayette

Feed & Seed, Lafayette

Bayou Teche Brewery, Arnaudville